Yeux secs malgré les collyres, consultation spécialisée dans la sécheresse oculaire au centre ophtalmologique Vernissage à Bienne

Des yeux secs malgré les collyres

Pour de nombreuses personnes, les collyres constituent la première solution en cas de sécheresse, de sensation de brûlure ou d’irritation oculaires. Ils s’avèrent parfois efficaces dans un premier temps. Chez d’autres personnes concernées, cependant, leur effet ne dure que peu de temps ou les symptômes continuent de s’aggraver malgré une utilisation régulière.

Cela ne signifie pas nécessairement que les collyres sont « trop faibles ». Souvent, le véritable problème réside dans le fait que la sécheresse oculaire peut avoir différentes causes et que toutes les formes de cette affection ne peuvent pas être traitées avec les mêmes collyres.

Symptômes typiques de la sécheresse oculaire

La sécheresse oculaire ne se manifeste pas toujours uniquement par une sensation de sécheresse. Souvent, les patients font état des symptômes suivants :

  • Une sensation de brûlure ou de picotement
  • Sensation de corps étranger ou de sable dans les yeux
  • yeux rougis
  • yeux fatigués ou lourds
  • vision floue intermittente
  • sensibilité accrue à la lumière
  • Problèmes liés au travail sur écran
  • Intolérance aux lentilles de contact
  • les yeux larmoyants

On ne fait souvent pas le lien entre des yeux qui pleurent et la sécheresse oculaire. Or, cette production accrue de larmes peut être une réaction à une irritation de la surface oculaire. Ces larmes réflexes ne soulagent souvent pas durablement la cause du problème, car elles peuvent ne pas contenir certains composants essentiels à la stabilité du film lacrymal.

Pourquoi les collyres ne suffisent-ils parfois pas ?

Oui, c’est possible. Certains collyres contiennent des conservateurs qui, en cas d’utilisation fréquente ou prolongée, peuvent irriter la surface oculaire.

Même les produits sans conservateurs ne conviennent pas forcément de la même manière à toutes les formes de sécheresse oculaire. Selon leur composition, ces gouttes peuvent agir davantage sur la composante aqueuse, la couche lipidique ou l’adhérence du film lacrymal.

Changer fréquemment de traitement sans diagnostic précis peut donc s’avérer insatisfaisant.

Le choix des collyres doit être fonction des résultats individuels de l’examen.

Quels examens est-il recommandé de réaliser en cas de sécheresse oculaire ?

Un examen ciblé de la sécheresse oculaire va au-delà d’un simple examen rapide de la surface oculaire.

En fonction des symptômes et de la situation initiale, les examens suivants, entre autres, peuvent s’avérer utiles :

Examen de la surface oculaire

On examine alors si la cornée ou la conjonctive présente des signes de sécheresse, d’irritation ou d’inflammation.

Mesure de la stabilité du film lacrymal

On mesure la durée pendant laquelle le film lacrymal reste stable après un clignement des yeux. S’il se désagrège très rapidement, la vision peut devenir instable et la surface oculaire peut être irritée.

Évaluation des glandes de Meibomius

On examine les orifices des glandes situés au bord des paupières ainsi que la qualité de la sécrétion glandulaire. Une meibographie permet en outre de visualiser la structure des glandes.

Mesure de la production lacrymale

Le test de Schirmer permet d’évaluer la quantité de liquide lacrymal produite.

Examen des bords des paupières et des cils

On recherche alors une inflammation des paupières, des croûtes, la présence de démodex ou d’autres altérations.

Recueil des réclamations

Les symptômes subjectifs sont tout aussi importants que les résultats des mesures. C’est pourquoi des questionnaires standardisés peuvent aider à documenter de manière claire et compréhensible le niveau de stress et son évolution.

Quelles sont les autres options thérapeutiques disponibles, outre les collyres ?

Le traitement dépend de la cause et de la gravité. Souvent, plusieurs mesures sont associées.

Soins du bord des paupières et traitement thermique

En cas de dysfonctionnement des glandes de Meibomius, l’application ciblée de chaleur et des soins des bords des paupières peuvent aider à fluidifier la sécrétion épaissie.

Ce qui est toutefois déterminant, c’est de choisir la bonne température, la bonne durée et la bonne méthode d’application. Tous les traitements thermiques ne conviennent pas de la même manière à chaque patiente et à chaque patient.

Traitement des glandes de Meibomius

Lorsque les glandes sont obstruées, un traitement professionnel ou une expression manuelle peut s’avérer utile. L’objectif est alors d’améliorer le fonctionnement des glandes et de stabiliser la teneur en lipides du film lacrymal.

Thérapies par la lumière

Si les résultats des examens le justifient, des techniques telles que la lumière pulsée intense (IPL) ou la thérapie par lumière à faible intensité peuvent être utilisées. L’objectif est de réduire les processus inflammatoires et de favoriser le bon fonctionnement des glandes de Meibomius.

Ces traitements ne conviennent pas à toutes les formes de sécheresse oculaire. Il est donc important de consulter un médecin au préalable.

Thérapie QMR

Chez certains patients, la thérapie QMR peut être utilisée comme traitement complémentaire de la surface oculaire. Elle consiste à appliquer des impulsions électromagnétiques contrôlées dans le but de favoriser les processus de régénération des tissus et d’améliorer la stabilité de la surface oculaire.

Ce traitement peut notamment être envisagé lorsque les symptômes persistent malgré un traitement de fond rigoureux ou lorsque plusieurs facteurs sont présents simultanément, par exemple une qualité instable du film lacrymal, une irritation chronique ou un dysfonctionnement des glandes de Meibomius.

La pertinence d’un traitement par QMR dépend des résultats individuels. Elle ne remplace ni un examen ophtalmologique approfondi, ni d’autres traitements nécessaires. En cas de maladies auto-immunes connues, d’inflammations marquées ou de syndromes douloureux complexes, une évaluation particulièrement minutieuse des indications s’impose.

Traitement anti-inflammatoire

La sécheresse oculaire chronique peut être associée à une inflammation de la surface oculaire. Dans de tels cas, la prise de médicaments anti-inflammatoires, à court ou à long terme, peut s’avérer nécessaire.

Traitement de la démodécie ou de la blénorragie

Si l’on constate la présence d’acariens, de croûtes importantes ou d’une inflammation du bord des paupières, il convient de traiter cette cause de manière ciblée.

Adaptation à la vie quotidienne et à l’environnement

Les habitudes quotidiennes ont également une influence sur le film lacrymal. Voici quelques conseils utiles :

  • des pauses régulières loin de l’écran
  • clignement des yeux complet et volontaire
  • une humidité suffisante
  • Protection contre l’air direct de la climatisation ou du chauffage
  • Adaptation de la durée de port des lentilles de contact
  • un sommeil suffisant
  • arrêt du tabac
  • alimentation équilibrée

Ces mesures peuvent venir en complément d’un traitement médical, mais ne sauraient se substituer à celui-ci en cas de symptômes prononcés.

Pourquoi la vision est-elle instable en cas de sécheresse oculaire ?

Le film lacrymal constitue la première surface optique de l’œil. S’il est instable, la qualité de la vision peut varier entre deux battements de paupières.

Ce phénomène se caractérise par une vision temporairement floue qui s’améliore brièvement après avoir cligné des yeux. Cela peut être particulièrement gênant lors de la lecture, de la conduite ou du travail devant un écran.

De nouvelles lunettes ne permettent pas toujours de résoudre ce problème lorsque celui-ci est dû à un film lacrymal instable.

La sécheresse oculaire peut-elle être soignée ?

La sécheresse oculaire est souvent une affection chronique ou récidivante. L’objectif du traitement ne consiste donc pas toujours à obtenir une « guérison » définitive, mais à contrôler au mieux les symptômes et à stabiliser la surface oculaire.

Plus la cause est bien identifiée, plus le traitement peut être ciblé.

De nombreux patients ont besoin, à long terme, d’une combinaison des éléments suivants :

  • des collyres adaptés
  • Soins du bord des paupières
  • Traitement des glandes de Meibomius
  • traitement anti-inflammatoire
  • Adaptation des paramètres d’affichage et des facteurs environnementaux
  • suivis réguliers

Quand faut-il consulter un ophtalmologue ?

Un examen s’avère particulièrement utile lorsque :

  • Les collyres n’apportent qu’un soulagement très temporaire, voire aucun
  • les symptômes persistent depuis plusieurs semaines
  • la vision oscille de manière répétée
  • les yeux vous brûlent ou vous font mal régulièrement
  • Les lentilles de contact sont de plus en plus mal tolérées
  • il existe une forte sensibilité à la lumière
  • vos yeux larmoient souvent malgré une sensation de sécheresse
  • les symptômes sont apparus après une opération des yeux
  • si vous souffrez d’une maladie auto-immune ou de rosacée

En cas de baisse soudaine de la vision, de douleurs oculaires intenses, de rougeur marquée ou de sensibilité à la lumière, il convient de consulter rapidement un ophtalmologue.

Mesure du NIBUT pour évaluer la stabilité du film lacrymal en cas de sécheresse oculaire
Meibographie de la paupière inférieure montrant les glandes de Meibomius en cas de sécheresse oculaire

Examen ciblé de la sécheresse oculaire à Bienne

Lors de notre consultation dédiée à la sécheresse oculaire au centre ophtalmologique Vernissage, nous ne nous contentons pas de vérifier si vos yeux sont secs, mais nous déterminons également de quel type de sécheresse oculaire il s’agit et quels sont les facteurs à l’origine de vos symptômes.

Sur cette base, nous établissons un plan de traitement personnalisé. En fonction des résultats de l’examen, celui-ci peut inclure des collyres, des soins du bord des paupières, un traitement des glandes de Meibomius, des techniques basées sur la lumière telles que l’IPL ou la LLLT, une thérapie QMR ou des mesures anti-inflammatoires.

Notre objectif est de proposer un traitement médicalement justifié, réaliste et viable à long terme.

Souffrez-vous toujours de sécheresse oculaire, de sensations de brûlure ou de larmoiements malgré les collyres ?

Prenez rendez-vous à notre consultation dédiée à la sécheresse oculaire au Centre ophtalmologique Vernissage à Biel/Bienne.

J’ai dû consulter trois ophtalmologues différents avant que la cause du problème ne soit enfin traitée. Mes yeux vont mieux maintenant.

– M.S.